sciences, Vie de la fondation

L’Ifce, un des onze membres fondateurs de la fondation Hippolia, est très impliqué dans la recherche équine, que ce soit sous l’aspect des sciences économiques et sociales, du comportement, de l’équitation, de la génétique et de la nutrition, ou encore de la physiologie. Des spécialités complémentaires aux axes de recherche de la fondation Hippolia.

Marion Cressent, Responsable du département recherche de l’Ifce, nous parle plus précisément du rôle de l’Ifce dans la recherche équine et de son adéquation avec celui de la fondation Hippolia.

 

Marion Cressent

©MarionCressent

 Marion Cressent :

  • Responsable du département recherche de l’IFCE
  • Thèse de doctorat en sciences animales (comportement et nutrition)

 

Quelle est votre parcours et aujourd’hui votre poste ?

 

Après une école d’ingénieur agronome et une thèse de doctorat en sciences animales (comportement et nutrition), je suis entrée à l’Ifce (Institut français du cheval et de l’équitation) en 2009 comme adjointe de la responsable du département recherche et innovation.

Je m’occupe aujourd’hui du secrétariat du conseil scientifique de l’Ifce pour le financement des projets de recherche et le contrôle a posteriori de la bonne utilisation des moyens distribués, mais aussi de l’animation du réseau de chercheurs de la filière équine : mise en relation d’équipes, élaboration des thèmes prioritaires de recherche en relation avec les professionnels de la filière.

Je participe aussi au transfert de résultats issus des projets de recherche financés, en particulier en tant que relais entre les chercheurs et les spécialistes de la diffusion ou du développement.

Depuis avril 2015, je suis responsable du département recherche de l’Ifce, tout en conservant les mêmes missions.

 

Quel rôle joue l’Ifce dans la recherche équine ?

 

L’Ifce emploie six chercheurs spécialisés sur les équidés dans différentes thématiques : génétique, comportement, nutrition, physiologie, sciences économiques et sociales et équitation. Cinq d’entre eux exercent leurs fonctions au sein de laboratoires Inra multi-espèces afin de bénéficier d’un environnement de recherche approprié.

Au-delà de ses propres chercheurs, l’Ifce a un rôle d’animation et de coordination de la recherche équine française. Tout d’abord, les projets de recherche sont orientés pour répondre au mieux aux besoins de la filière au travers de l’appel à projet du conseil scientifique. Cela est possible par l’octroi de financements (600 k€ /an) après avis de scientifiques et de socioprofessionnels.

D’autre part, l’Ifce et les différents événements qu’il organise représente un lieu de rencontres et d’échanges entre scientifiques de différentes thématiques, et incite à la mise en place de projets d’envergure pluridisciplinaire permettant de répondre aux besoins de la filière. Il participe également à la mobilisation de nouvelles équipes lorsque de nouveaux besoins apparaissent.

Depuis peu, l’Ifce s’est doté d’un département « développement » qui a en charge le transfert des résultats de recherche vers des outils pratiques utilisables sur le terrain. Cette étape est indispensable pour que les professionnels s’approprient et utilisent au quotidien les résultats de recherche.

 

En quoi intervenez-vous au sein de la fondation Hippolia ?

 

Au sein de la fondation Hippolia, j’interviens principalement dans le prolongement de mes missions à l’Ifce, c’est-à-dire l’animation du réseau de chercheurs. Il s’agit par exemple d’organiser les relations au sein de la fondation via la rédaction des feuilles de route de la fondation ou des fiches équipes. J’ai également organisé la contribution des chercheurs à l’exposition « Sciences en selle » inaugurée lors des jeux équestres mondiaux 2014 en Normandie. Je les informe également des différents colloques et appels à projets auxquels ils pourraient participer.

 

 

Propos recueillis par Yann SOUILLET-DESERT

 

 

 

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