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Le congrès international sur les maladies infectieuses équines (IEIDC) se tient tous les quatre ans dans un pays différent à chaque fois.

Ce congrès offre l’opportunité aux scientifiques et vétérinaires du monde entier, travaillant dans le domaine équin, de se rencontrer, de discuter et d’échanger sur les dernières avancées scientifiques et technologiques mais également des principaux challenges qui restent à relever.

Plusieurs équipes de la fondation concentrent leurs travaux sur la lutte contre les maladies infectieuses du Cheval.

L’Anses héberge le laboratoire de référence de l’Union Européenne pour les maladies équines (LR-UE) et est également Laboratoire National de Référence (LNR). LABÉO Frank Duncombe est le leader national pour les analyses en santé équines et possède également un service de R&D performant. Les équipes de recherches de ces structures participent activement à l’amélioration des outils de diagnostic et au développement de nouvelles méthodes de prophylaxie pour les pathologies équines.

Le prochain IEIDC est organisé à Buenos Aires, Argentine du 04 au 08 avril 2016.

Les scientifiques, regroupés dans la Fondation Hippolia, présenteront pas moins de 18 présentations orales au cours de ce congrès. Ce qui représente plus de 10% des communications orales présentées au cours du congrès, soulignant le dynamisme et l’importance de la recherche équine française au niveau international.

Les communications scientifiques, la participation française dans les groupes de travail et réunions du congrès (maladies respiratoires, grippe, rhinopneumonie, parasitisme, gourme, peste, artérite, anémie…), la candidature à l’organisation des futures évènements sont autant de raisons qui poussent à engager une présence française forte et fédérée sous l’égide de la Fondation.

Les présentations orales des scientifiques de la fondation :

-   Laurent Hébert (ANSES) Impact of molecular classification of Trypanosoma on dourine management.

-   Cécile Beck (ANSES) A high-performance multiplex immunoassay for serodiagnosis of flavivirus-associated neurological diseases in horses

-   Stephan Zientara (ANSES) Development of a Luminex Immunoassay for the serological diagnosis of Vesicular Stomatitis (VS) and Comparison with the Virus Neutralization Test (VNT)

-   Sylvie Lecollinet (ANSES) Re-emerging West Nile virus in horses from South Eastern France, 2015

-   Aymeric Hans (ANSES) Evidence of Equine Viral Arteritis (EVA) infection in horses of Serbia

-   Romain Paillot (Animal Health Trust GB – Titulaire de la Chaire d’excellence immunologie equine de l’université de Caen) Large scale sero-epidemiological investigation of Equine Influenza vaccination in Hong Kong

-   Romain Paillot (Animal Health Trust GB – Titulaire de la Chaire d’excellence immunologie equine de l’université de Caen) Refinement of the Equine Influenza model: the benefits of individual nebulisation for experimental infection

-   Stéphanie Fougerolle (LABEO Université de Caen) Influential factors inducing suboptimal response to equine influenza vaccination in Thoroughbred foals

-   Romain Paillot (Animal Health Trust GB – Titulaire de la Chaire d’excellence immunologie equine de l’université de Caen)  SzeQ, a novel Streptococcus zooepidemicus superantigen that stimulates both T-lymphocytes and Antigen Presenting Cells

-   Aymeric Hans (ANSES) Overview of surveillance of equine infectious anaemia (EIA) in France in 2012

-   Aymeric Hans (ANSES) A novel molecular diagnostic tool for Equine Arteritis Virus detection and characterization

-   Albertine Léon (LABEO) Association between virus detection/quantification and clinical signs of airway inflammation in horses at training

-   Stéphane Pronost (LABEO) Validation of an easy handling sample preparation and a triplex real-time polymerase chain reaction for rapid detection of conta­gious equine metritis organisms

-   Laurent Hébert (ANSES) Identification of equine hepacivirus infections in France:

-   Stéphane Pronost (LABEO)  Facts and Physiopathological insightsEvaluation of Cymelarsan® efficacy for the treatment of dou­rine nervous form on experimentally infected ponies

-   Erika Hue (LABEO) Equine PBMC cytokines profile and efficacy of a Parapoxvirus ovis based-immunomodulator after in vitro α- and γ-EHV infection

-   Erika Hue (LABEO) Real-time monitoring of Equid herpesviruses infectivity in equine dermal cell based on impedance measurements

 

Lors de la session spéciale consacrée aux mouvements internationaux des chevaux:

-   Stéphan Zientara (ANSES) Virus emergence (Bluetongue, Schmallenberg) in Europe: lessons learned for African Horse Sickness; AHSV RT-PCR international ring trial

Découverte, sciences

 Les cyathostomes et Parascaris equorum sont considérés de manière consensuelle comme les principaux parasites d’intérêt chez les équidés. En effet, ces deux groupes de parasites possèdent un pouvoir pathogène élevé.

Actuellement, le phénomène de résistance aux vermifuges concerne principalement ces deux parasites. Ainsi, l’accroissement des charges parasitaires lié à la présence de populations vermineuses résistantes et aux échecs de traitement associés pourrait être à l’origine de conséquences cliniques graves.

En raison du faible nombre de molécules disponibles et des perspectives très limitées de développement de nouveaux principes actifs, la lutte contre le développement et la diffusion des résistances est maintenant une urgence.

photo rhodococcose paddock poussiéreux

Quelles molécules sont concernées et dans quels pays ?

Depuis une trentaine d’années environ, trois familles d’antiparasitaires sont disponibles pour le traitement et le contrôle des infestations par des nématodes parasites chez les équidés. A l’échelle du marché mondial, les lactones macrocycliques sont les vermifuges les plus utilisés.

Le tableau ci-dessous présente la répartition géographique de la résistance aux antiparasitaires chez les cyathostomes et Parascaris equorum :

Anthelminthiques

Famille chimique

Parasites (espèce ou groupe)

Cyathostomes

Parascaris equorum

Statut Localisation Statut Localisation
Benzimidazoles

(exemples de spécialités commerciales : Panacur, Telmin)

Résistance Tous les Pays industrialisés dont 11 pays européens Sensibilité
Pyrantel

(exemple de spécialité commerciale: Strongid)

 

 

Résistance

Etats-Unis, Canada, Brésil, France, Italie, Allemagne, Royaume-Uni, Danemark, Finlande, Norvège, Suède, Suisse  

 

Résistance

 

 

Etats-Unis

 

Lactones macrocycliques :

Ivermectine

Moxidectine

(exemples de spécialités commerciales : Eqvalan, Equest, Furexel, Eraquell…)

 

 

 

 

 

Réduction d’efficacité

 

Etats-Unis, Brésil, Australie, Royaume-Uni, Italie, Allemagne, France, Finlande

 

Résistance

 

 

 

Etats-Unis, Canada, Brésil, Pays-Bas, Suède, Danemark, Finlande, Italie, Allemagne, France

 

Par exemple, en France, une étude récente portant sur 30 élevages répartis dans 12 départements a confirmé la présence de cyathostomes résistants aux benzimidazoles avec une fréquence élevée (94% des élevages testés).

Concernant le pyrantel, la résistance a été constatée dans 6 élevages sur 30 soit dans 20% des cas. Aux USA, où contrairement à l’Europe, le tartrate de pyrantel est disponible depuis plus de 20 ans sous une forme administrée quotidiennement à faible dose dans l’alimentation, la résistance est plus répandue.

Enfin, il est important de noter que des populations multi résistantes de cyathostomes (résistants à la fois aux benzimidazoles et au pyrantel) sont présentes en France. Au Brésil, une résistance aux 3 familles d’anthelminthiques a déjà été observée.

 

Comment diagnostiquer la résistance dans son haras ?

A l’heure actuelle, chez les chevaux, le test de réduction du nombre d’œufs ou FECRT (fecal egg count reduction test) est la seule méthode adaptée à l’évaluation de l’efficacité d’un antiparasitaire sur le terrain. Ce test in vivo est le plus couramment utilisé malgré une absence de recommandations spécifiques pour sa réalisation chez les équidés. Il permet d’estimer l’efficacité d’un anthelminthique, soit en calculant la réduction moyenne du nombre d’œufs dans un même lot de chevaux avant et 14 jours après traitement, soit en comparant l’excrétion d’œufs dans le groupe traité à celle dans un groupe témoin.

 

Quelles sont les méthodes de contrôle durable ?

Les objectifs des programmes de prophylaxie antiparasitaire ne sont plus seulement de préserver la croissance et la santé des chevaux mais également de ralentir l’apparition des résistances. Il est donc fondamental de réduire la pression de sélection qui découle de l’administration des traitements et de préserver ainsi un niveau suffisant de refuges. Ces refuges correspondent aux parasites non exposés aux antiparasitaires (parasites hébergés par des chevaux non traités, stades libres, larves enkystées) et qui, par conséquent, ne sont pas soumis à la pression de sélection. Aussi, il faut pouvoir garantir qu’une majorité de vers n’est pas exposée à chaque traitement, en ne traitant pas tous les chevaux par exemple.

De manière générale, la gestion sanitaire d’un cheptel d’équidés nécessite la constitution de lots d’animaux par catégorie d’âge et statut physiologique, un certain nombre de mesures s’appliquant simultanément à l’ensemble des animaux d’un même lot (pâturage commun, changement de pâture, tests coprologiques) ou à une partie d’entre eux (traitements).

 

Pourquoi mettre en place des traitements sélectifs ?

La pratique des traitements sélectifs permet de maintenir des refuges parasitaires chez des chevaux non ou peu traités.

Au Danemark, dans la majorité des établissements hippiques, chaque cheval fait l’objet d’une analyse coproscopique deux fois par an, au printemps et en automne et seuls les chevaux éliminant plus de 200 œufs de strongles par gramme de fèces sont traités. Le traitement exclusif des équidés excrétant au moins 200 œufs/g avec des molécules efficaces conduit à ne traiter qu’environ 50% de l’effectif mais permettrait une réduction d’environ 95% de l’excrétion fécale globale.

 

Dans les troupeaux de chevaux adultes (> 3 ans) pâturant ensemble et partageant les mêmes populations parasitaires, l’excrétion d’œufs de strongles est distribuée de façon hétérogène et environ 20% des chevaux excrètent la quasi-totalité des œufs (80%). On peut ainsi classer les chevaux en 3 catégories selon leur niveau d’excrétion d’œufs (faible excréteur, moyen et fort excréteur). Pour des chevaux adultes entretenus en troupeau, et au moins une partie de l’année au pâturage, les schémas de vermifugation suivants sont proposés :

-          les faibles excréteurs (0-200 œufs/g) sont traités deux fois par an, au printemps et en automne.

-          les excréteurs modérés (200-500 œufs/g) sont traités trois fois par an. Aux deux traitements larvicides vient s’ajouter une administration de pyrantel (ou de benzimidazole en l’absence de résistance) à la fin du printemps.

-          les forts excréteurs (>500 œufs/g) sont traités quatre fois par an. Le quatrième traitement est à nouveau larvicide et administré au milieu de l’été.

 

Autres recommandations relatives aux traitements

-          Eviter les sous-dosages

-          Eviter l’introduction de vers résistants : tout nouvel arrivant adulte, ou les juments qui reviennent au haras, sont traités avec une lactone macrocyclique, de préférence de la moxidectine associée à du praziquantel, puis isolés en box pendant au moins 72 heures avant d’avoir accès aux herbages. Chez les poulains de moins de 6 mois, on cherche plutôt à éviter l’introduction d’ascaris résistants aux lactones macrocycliques; ils seront traités avec du pyrantel.

-          Mesures appliquées à l’environnement des chevaux : plus de 90% des éléments parasitaires sont présents dans l’environnement et seulement moins de 10% dans les chevaux. Les mesures externes visant à interrompre les cycles et à limiter les réinfestations ont donc un impact bien supérieur à celui de la prophylaxie médicale dans le contrôle du parasitisme digestif des équidés. Les infestations strongyliennes se produisent quasi-exclusivement sur les pâtures. Quel que soit le niveau d’hygiène des écuries, les conditions ne sont en général pas favorables au développement des formes libres des cyathostomes alors que les œufs de P. equorum persistent plusieurs années dans les écuries. Ainsi, pour les cyathostomes, les mesures à mettre en place viseront principalement à réduire les risques d’infestation sur les herbages alors que pour P. equorum, elles porteront à la fois sur les locaux d’hébergement des poulains (boxes, stabulation) et sur les surfaces pâturées.

 

A noter que des traitements alternatifs semblent prometteurs au vue de leur activité antiparasitaire, à l’image de certaines plantes, comme le sainfoin, ou des champignons prédateurs naturels des nématodes (D. flagrans). Ce mode de contrôle biologique viendrait enrichir les programmes classiques ayant déjà intégré des mesures zootechniques, agronomiques et chimiothérapeutiques. Il ne saurait se substituer totalement aux moyens chimiques mais permettrait de s’affranchir partiellement de l’administration d’anthelminthiques avec, en perspective, une augmentation de la durée d’efficacité des molécules les plus couramment employées.

 

CONCLUSION

Les chevaux continuent souvent d’être vermifugés trop fréquemment et leurs détenteurs ne collaborent pas suffisamment avec leur vétérinaire traitant pour l’élaboration de programmes de contrôle parasitaire durables adaptés à la situation et aux caractéristiques de l’élevage.

La complexité de l’élaboration des programmes de contrôle du parasitisme et les compétences requises confèrent aux vétérinaires praticiens un rôle majeur dans la nécessaire réforme des pratiques. Les efforts de recherche devront se concentrer sur la mise au point de méthodes de diagnostic de la résistance fiables et utilisables en routine, dont des tests moléculaires, ainsi que sur l’exploration de solutions thérapeutiques alternatives ou adjuvantes.

 

Appels à candidatures

PERSPECTIVELes activités équines en Basse-Normandie constituent une véritable filière économique : élevage, compétition, santé, recherche, activités artisanales et industrielles, startups innovantes, loisirs, tourisme…
En matière de recherche équine, la Région Basse Normandie et le département du Calvados concentrent les équipes de recherche de la fondation Hippolia : Université,LABÉO Frank Duncombe, ANSES Dozulé, ENVA-CIRALE…

Les collectivités locales (Région Basse-Normandie et conseil départemental du Calvados) ont souhaité renforcer les plateaux techniques existants (CIRALE ENVA, laboratoire de pathologie équine de l’ANSES d’un côté et le LABÉO Frank Duncombe et l’Université Caen Basse-Normandie de l’autre) et mettre en place une véritable « plateforme de recherche », proposant à une communauté ouverte d’utilisateurs des équipements et des compétences de haut niveau, permettant de développer des programmes de R&D et leur valorisation in situ.

LABÉO, 1er pôle d’analyses et de recherche en Normandie, avec plus de 300 collaborateurs, est une structure publique de haut niveau technologique dédiée à la biologie, à la microbiologie et à la chimie dans les domaines de la santé animale, de l’agro-alimentaire et de l’environnement. 
Fort déjà de trois sites géographiques, à Saint-Contest dans l’agglomération Caen la Mer (LABÉO Frank Duncombe), à Saint-Lô (LABÉO Manche) et à Alençon (LABÉO Orne), LABÉO se voit doter d’un nouveau bâtiment de 700 m2 qui lui permettra d’étendre son activité de recherche dédiée à la santé du cheval, et d’optimiser la synergie de ses équipes de recherche dans des locaux performants et innovants.

Cette plateforme de recherche sera fonctionnelle en janvier 2016
LABÉO souhaite également accueillir, dans le cadre d’un appel à candidatures, des jeunes entreprises locales ou venant de l’extérieur du département, tournées vers les biotechnologies dédiées à la filière équine.
Ces porteurs de projets seront accueillis dans le cadre d’une convention d’hébergement d’une durée maximum de 36 mois.

Ils bénéficieront d’un espace tertiaire (bureau de 20 m²) indépendant et dédié à leurs seules activités, ainsi que la mise à disposition partagée d’espaces et équipements mutualisés.
Les espaces techniques de laboratoires mutualisés avec l’ensemble des utilisateurs comprennent des laboratoires dédiés à la chimie fine, la métabolomique et la protéomique, des laboratoires confinés de niveau P2 dédiés aux activités de microbiologie, de biologie moléculaire et de culture cellulaire et enfin un laboratoire confinés de niveau P3 dédié aux activités de microbiologie, de biologie moléculaire et de culture cellulaire. 

Les tarifs proposés seront, sous forme de forfaits, attractifs et adaptés aux besoins.


L’appel à candidatures concerne les porteurs de projets suivants :

  • des créateurs d’entreprises de la filière équine souhaitant développer des services innovants, technologiques, issus ou non de la R&D et souhaitant s’implanter durablement sur le département du Calvados ou sur la Région Basse-Normandie
  • des créateurs d’entreprises de la filière équine ayant des besoins en équipements de recherche et expertise technique accessibles sur le site de LABÉO.

Les candidats sélectionnés pourront bénéficier :

  • de la mise à disposition des espaces et équipements précédemment cités
  • d’un accompagnement personnalisé par les structures existantes spécialisées dans l’accueil des entreprises (sur les aspects financiers, juridiques, développement commercial, RH, formation) en fonction du projet Normandie Incubation, Synergia, les organismes consulaires, Calvados Stratégie, Pôle de compétitivité …
  • pour les porteurs de projets venant de l’extérieur du département, d’un accès gratuit à une offre de service personnalisée (recherche de logement, emploi du conjoint, accueil de la famille, découverte de l’environnement) via Calvados Stratégie et ses partenaires.

Une première sélection des candidats se fera sur dossier.

Déroulement de l’appel à projets :

  • Juin 2015 : communication de l’appel à candidatures
  • 15 Septembre : clôture de l’appel à candidatures
  • 1er octobre : sélection des candidats

Tous les détails dans le document à télécharger ici : appel à candidatures

Pour tout renseignement technique complémentaire, n’hésitez pas à contacter :
Albertine LEON-SECK
LABÉO Frank Duncombe 1 route de Rosel-St Contest 14053 CAEN Cedex 04
albertine.leon@calvados.fr
Tel : 02 31 47 19 19
 
Autres renseignements :
Marie-Claire PRETAVOINE
CALVADOS STRATEGIE – Agence de développement économique du Calvados
mc.prestavoine@calvados-strategie.com
Tel : 02 31 15 62 70

Découverte, sciences

Principalement connu pour ses activités d’imagerie et de diagnostic des affections de l’appareil locomoteur du cheval, le CIRALE s’apprête à franchir une nouvelle étape de sa jeune histoire en construisant un centre de recherche en kinésithérapie et réadaptation fonctionnelle équine : KINESIA.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du développement stratégique de cette structure détachée de l’EnvA absolument unique au monde, dont le but est clairement de conserver son leadership dans le diagnostic des troubles locomoteurs, mais plus seulement. L’objectif annoncé est maintenant d’apporter des solutions thérapeutiques, sans recours à la chirurgie ou aux médicaments.

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Découverte, sciences

Si tout le monde connait la médecine traditionnelle, voire également la médecine dite « douce » et certains dérivatifs, nous connaissons moins la médecine régénérative. Et pour cause, il s’agit d’une spécialité assez récente puisque la première greffe de moelle osseuse remonte à 1969. En effet cette greffe n’était autre qu’une greffe de cellules souches hématopoïétiques[1] pour régénérer le sang d’un patient leucémique. Depuis, la recherche a fait énormément de progrès pour tenter de mettre au point des thérapies cellulaires pour traiter notamment les arthropathies, plus communément appelées arthrose, chez l’homme, mais aussi chez le cheval. Ce dernier constitue d’ailleurs le meilleur modèle animal pour l’étude des affections articulaires humaines. En savoir plus »

sciences, Vie de la fondation

L’Ifce, un des onze membres fondateurs de la fondation Hippolia, est très impliqué dans la recherche équine, que ce soit sous l’aspect des sciences économiques et sociales, du comportement, de l’équitation, de la génétique et de la nutrition, ou encore de la physiologie. Des spécialités complémentaires aux axes de recherche de la fondation Hippolia.

Marion Cressent, Responsable du département recherche de l’Ifce, nous parle plus précisément du rôle de l’Ifce dans la recherche équine et de son adéquation avec celui de la fondation Hippolia.

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Vie de la fondation

Suite au succès de notre opération « Avec Stéphanie contre la grippe équine », notre doctorante en infectiologie  a pu effectuer son séjour de deux semaines à Newmarket en avril afin d’y poursuivre ses travaux. Elle revient sur cette période en nous parlant de cette expérience unique et ô combien utile pour la suite de son parcours.
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sciences

La gourme est une maladie infectieuse très ancienne et contagieuse, causée par une bactérie : Streptococcus equi subspecies equi (S. equi). Propre aux équidés, elle affecte surtout les jeunes de moins de cinq ans, mais aussi des animaux plus âgés, avec en général des symptômes atténués.

Considérée comme une des « maladies fléaux » des derniers siècles, ayant beaucoup touché les effectifs des armées, elle est encore bien présente en France : en 2014, le RESPE (Réseau d’Epidémio-Surveillance des Pathologies Équines) a recensé27cas avérés de gourme (dans 24 foyers différents). Dernièrement un cas a aussi été détecté à Newmarket sur un pur-sang de retour du festival de la Dubaï World Cup. La concentration et la circulation d’animaux dans des centres d’entrainement ou sur des lieux de compétitions créent en effet des conditions propices à la transmission de cette maladie. La prévention reste le moyen le plus efficace pour lutter contre la gourme, et celle-ci passe notamment par la qualité du diagnostic en laboratoire.

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Découverte, sciences

Également appelée examen post-mortem ou nécropsie, l’autopsie est l’examen médical des cadavres. Ce terme, qui n’augure a priori rien de réjouissant, vient du grec autopsía et signifie «vue par soi-même». En clair, réaliser une autopsie c’est procéder à l’examen d’un corps en le disséquant selon un protocole précis et ordonné, et grâce auquel toute observation anormale ou suspecte sera soigneusement notée, décrite et répertoriée. In fine, les preuves et indices récoltés lors de ce processus serviront à établir les causes précises de la mort d’un animal.

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sciences, Vie de la fondation

Créé en 1999, le CIRALE (Centre d’Imagerie et de Recherche sur les Affections Locomotrices Équines), site décentralisé de l’École nationale vétérinaire d’Alfort et propriété du Conseil régional de Basse-Normandie, est aujourd’hui leader dans le diagnostic et l’étude des affections de l’appareil locomoteur du cheval-athlète, qui affectent leur bien-être et leurs performances.

Le Pr Fabrice Audigié, directeur de cet établissement depuis l’année dernière, se livre à notre rituel bimestriel du questions-réponses sur son parcours, son implication dans la recherche équine, et ses ambitions pour le CIRALE avec la Fondation Hippolia.

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