Vie de la fondation

Suite au succès de notre opération « Avec Stéphanie contre la grippe équine », notre doctorante en infectiologie  a pu effectuer son séjour de deux semaines à Newmarket en avril afin d’y poursuivre ses travaux. Elle revient sur cette période en nous parlant de cette expérience unique et ô combien utile pour la suite de son parcours.

 

 

Après un long voyage en train en passant par les deux capitales, Paris et Londres, je suis arrivée en fin de journée à Newmarket le lundi 20 avril 2015. Le lendemain, en route pour l’Animal Health Trust (AHT), je me suis vite aperçue que je ne résidais pas dans une ville comme les autres, mais dans une ville animée par le cheval et pour le cheval. De mon logement jusqu’à l’AHT, un spectacle s’offrait à moi, je croisais sans cesse des pur-sang équipés pour l’entrainement. Une fois arrivée sur le site de l’AHT, je découvrais un tout autre décor, celui du Lanwades Park, magnifié par des grandes étendues de paddocks abritant des poneys Welsh, le tout fondu dans une forêt luxuriante.

 

Lanwades Hall

Bâtiment de Lanwades Hall à l’AHT ©StéphanieFougerolle

AHT Welsh Ponies

Poneys Welsh de l’AHT ©StéphanieFougerolle

 

Le premier jour, après avoir visité les locaux de l’Animal Health Trust, je fis la connaissance de l’équipe du Dr Romain Paillot, titulaire de la chaire d’excellence « Immunologie Équine » de l’Université de Caen Basse-Normandie. Avec lui nous avons défini mon emploi du temps pour ce séjour de travail qui allait s’axer sur un gros travail d’analyses statistiques sur les résultats des prélèvements que j’avais obtenus jusqu’alors. Ces analyses sont en effet indispensables pour pouvoir apporter des conclusions significatives sur mes travaux de recherche destinés à l’ensemble de la filière équine.

 

A l’issue d’un premier travail d’analyse, une première réunion a été organisée le 23 avril avec le Dr Romain Paillot et le Dr Richard Newton, épidémiologiste de renom. Nous avons pu cibler plusieurs analyses statistiques très intéressantes à retravailler et de nouvelles pistes d’analyses ont été proposées. Une semaine plus tard, les résultats obtenus ont donné lieu à une deuxième réunion. Cette réunion a permis de réaliser une analyse plus fine et de sélectionner les résultats les plus significatifs.

 

Réunion Richard Newton

Réunion de travail avec le Dr Richard Newton ©Stéphanie Fougerolle

 

Au cours de mon séjour, nous avons également sélectionné des échantillons de sérums pour effectuer un test permettant de déterminer la réponse immunitaire dirigée contre la toxine tétanique contenue dans les vaccins administrés aux poulains de mon étude. Cette nouvelle approche apportera des données supplémentaires à mes résultats précédemment analysés.

 

En parallèle de ces travaux, j’ai également pu échanger quotidiennement avec le Dr Romain Paillot, et initier l’écriture d’un article scientifique sur l’évaluation de la réponse immunitaire chez les poulains. Il est très important pour un doctorant de valoriser sa thèse par des publications scientifiques et d’apporter des résultats pertinents, en l’occurrence, me concernant, à l’ensemble des acteurs de la filière équine, qu’ils soient chercheurs, éleveurs, ou bien vétérinaires. C’est aussi dans ce but que mon séjour à l’AHT a été une belle opportunité pour moi puisque tous les échanges que j’ai eus au cours de ces deux semaines m’ont permis de prendre encore davantage d’expérience et d’enrichir mes connaissances afin de mieux appréhender l’écriture de mon premier article scientifique. La rédaction de se dernier s’est poursuivi dès mon retour à LABÉO Frank Duncombe sous la supervision du Dr Romain Paillot et du Dr Stéphane Pronost, mon directeur de thèse.

 

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A la bibliothèque de Lanwades Hall ©StéphanieFougerolle

 

Le fruit de ce travail fera d’ailleurs l’objet d’une première communication orale lors du congrès de la BEVA (British equine veterinary association), à Liverpool au Royaume-Uni, qui se déroulera début septembre. L’abstract que j’avais proposé a en effet été accepté par le comité scientifique de ce grand rendez-vous de la recherche équine. En outre, je suis à ce jour également dans l’attente d’une réponse afin se savoir si je présenterai mes résultats aux vétérinaires et chercheurs français lors des journées de l’AVEF (Association vétérinaire équine française) qui se tiendront à Paris début novembre.

 

Stéphanie

 

 

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